Acceuil - Homewww.Site-Molière.com
Shop À Vous! Plan Assistance Messages Concordance

Les Amants magnifiques
 
Acte Ier
Acte II
3me intermède
Acte III
Acte IV
Acte V
6me intermède
 

Les Amants magnifiques


SIXIÈME INTERMÈDE qui est la solennité des jeux Pythiens.

Le théâtre est une grande salle, en manière d'amphithéâtre, ouverte d'une grande arcade dans le fond, au-dessus de laquelle est une tribune fermée d'un rideau; et dans l'éloignement paraît un autel pour le sacrifice. Six hommes, habillés comme s'ils étaient presque nus, portant chacun une hache sur l'épaule, comme ministres du sacrifice, entrent par le portique, au son des violons, et sont suivis de deux Sacrificateurs musiciens, d'une Prêtresse musicienne et leur suite.

LA PRÊTRESSE

Chantez, peuples, chantez, en mille et mille lieux,
Du Dieu que nous servons les brillantes merveilles;
Parcourez la terre et les cieux:
Vous ne sauriez chanter rien de plus précieux,
Rien de plus doux pour les oreilles.

UNE GRECQUE

À ce Dieu plein de force, à ce Dieu plein d'appas
Il n'est rien qui résiste.

AUTRE GRECQUE

Il n'est rien ici-bas
Qui par ses bienfaits ne subsiste.

AUTRE GRECQUE

Toute la terre est triste
Quand on ne le voit pas.

LE CHŒUR

Poussons à sa mémoire
Des concerts si touchants,
Que du haut de sa gloire
Il écoute nos chants.

PREMIÈRE ENTRÉE DE BALLET

Les six hommes portant les haches font entre eux une danse ornée de toutes les attitudes que peuvent exprimer des gens qui étudient leur force, puis ils se retirent aux deux côtés du théâtre pour faire place à six voltigeurs.

DEUXIÈME ENTRÉE DE BALLET

Six voltigeurs font paraître en cadence leur adresse sur des chevaux de bois, qui sont apportés par des esclaves.

TROISIÈME ENTRÉE DE BALLET

Quatre conducteurs d'esclaves amènent en cadence douze esclaves, qui dansent en marquant la joie qu'ils ont d'avoir recouvré leur liberté.

QUATRIÈME ENTRÉE DE BALLET

Quatre femmes et quatre hommes armés à la grecque font ensemble une manière de jeu pour les armes. La tribune s'ouvre. Un héraut, six trompettes et un timbalier se mêlant à tous les instruments, annonce, avec un grand bruit, la venue d'Apollon.

LE CHŒUR

Ouvrons tous nos yeux
À l'éclat suprême
Qui brille en ces lieux.

Quelle grâce extrême!
Quel port glorieux!
Où voit-on des Dieux
Qui soient faits de même?

Apollon, au bruit des trompettes et des violons, entre par le portique, précédé de six jeunes gens, qui portent des lauriers entrelacés autour d'un bâton, et un soleil d'or au-dessus, avec la devise royale en manière de trophée. Les six jeunes gens, pour danser avec Apollon, donnent leur trophée à tenir aux six hommes qui portent les haches, et commencent avec Apollon une danse héroïque, à laquelle se joignent, en diverses manières, les six hommes portant les trophées, les quatre femmes armées, avec leurs timbres, et les quatre hommes armés, avec leurs tambours, tandis que les six trompettes, le timbalier, les sacrificateurs, la prêtresse, et le chœur de musique accompagnent tout cela, en s'y mêlant par diverses reprises: ce qui finit la fête des jeux Pythiens, et tout le divertissement.

CINQUIÈME et DERNIÈRE ENTRÉE DE BALLET

APOLLON, et six jeunes gens de sa suite. Chœur de musique.

POUR LE ROI, représentant le Soleil.

Je suis la source des clartés,
Et les astres les plus vantés,
Dont le beau cercle m'environne,
Ne sont brillants et respectés
Que par l'éclat que je leur donne.

Du char où je me puis asseoir,
Je vois le désir de me voir
Posséder la nature entière,
Et le monde n'a son espoir
Qu'aux seuls bienfaits de ma lumière.

Bienheureuses de toutes parts
Et pleines d'exquises richesses
Les terres où de mes regards
J'arrête les douces caresses!

POUR M. LE GRAND, suivant d'Apollon.

Bien qu'auprès du soleil tout autre éclat s'efface,
S'en éloigner pourtant n'est pas ce que l'on veut,
Et vous voyez bien, quoi qu'il fasse,
Que l'on s'en tient toujours le plus près que l'on peut.

POUR LE MARQUIS DE VILLEROI, suivant d'Apollon.

De notre maître incomparable
Vous me voyez inséparable,
Et le zèle puissant qui m'attache à ses vœux
Le suit parmi les eaux, le suit parmi les feux.

POUR LE MARQUIS DE RASSENT, suivant d'Apollon.

Je ne serai pas vain quand je ne croirai pas
Qu'un autre mieux que moi suive partout ses pas.


Revenir Haut  

   Site-Molière (1996-2004)