Acceuil - Homewww.Site-Molière.com
Shop À Vous! Plan Assistance Messages Concordance

L’Amour médecin
 
Acte Ier
 scène 1
 scène 2
 scène 3
 scène 4
 scène 5
 scène 6
Acte II
Acte III
 

L’Amour médecin


Scène II

LUCINDE, SGANARELLE.

SGANARELLE: Ah! voilà ma fille qui prend l'air. Elle ne me voit pas; elle soupire; elle lève les yeux au ciel. Dieu vous gard! Bon jour, ma mie. Hé bien! qu'est-ce? Comme vous en va? Hé! quoi? toujours triste et mélancolique comme cela, et tu ne veux pas me dire ce que tu as. Allons donc, découvre-moi ton petit cœur. Là, ma pauvre mie, dis, dis; dis tes petites pensées à ton petit papa mignon. Courage! Veux-tu que je te baise? Viens. J'enrage de la voir de cette humeur-là. Mais, dis-moi, me veux-tu faire mourir de déplaisir, et ne puis-je savoir d'où vient cette grande langueur? Découvre-m'en la cause, et je te promets que je ferai toutes choses pour toi. Oui, tu n'as qu'à me dire le sujet de ta tristesse; je t'assure ici, et te fais serment qu'il n'y a rien que je ne fasse pour te satisfaire: c'est tout dire. Est-ce que tu es jalouse de quelqu'une de tes compagnes que tu voies plus brave que toi? et serait-il quelque étoffe nouvelle dont tu voulusses avoir un habit? Non. Est-ce que ta chambre ne te semble pas assez parée, et que tu souhaiterais quelque cabinet de la foire Saint-Laurent? Ce n'est pas cela. Aurais-tu envie d'apprendre quelque chose? et veux-tu que je te donne un maître pour te montrer à jouer du clavecin? Nenni. Aimerais-tu quelqu'un, et souhaiterais-tu d'être mariée?
Lucinde lui fait signe que c'est cela.


Revenir Haut Continuer

   Site-Molière (1996-2004) 


Amour Médecin, Molière médecins, Moliere medecins, Moliere doctors, Molière